Autopsie · thème
Sécurité & économie de la violence
22 chroniques
Groupes armés, coût de la violence, doctrines d’intervention, économie politique du crime organisé.
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Le guichet a disparu, l’impôt demeure
Un camion quitte Port-au-Prince, le chauffeur sait qu’il paiera mais ignore où. La chronique montre que le prélèvement des groupes armés n’a plus besoin de barrière visible pour être perçu, et que détruire les péages ne brisera donc pas l’économie de Viv Ansanm. |
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Après les blindés, le vide ? L’erreur que Haïti doit éviter au Bel-Air
Port-au-Prince retient son souffle : le bruit des armes a changé de tonalité. Ce texte met en garde contre le syndrome mexicain, l’atomisation des groupes armés après décapitation, plus dangereuse que leur concentration si l’État ne construit pas la paix. |
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L’arme qui a fait tomber la mafia italienne arrive en Haïti : va-t-elle fonctionner ?
Une organisation criminelle ne se combat pas de la même façon selon l’âge qu’elle a atteint : par la force quand elle prédate, par la pression quand elle parasite. La chronique examine l’instrument qui a fait céder la mafia italienne et pose la question de sa transposition. |
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L’arithmétique du gouffre
Sept enfants tués et cent soixante-seize blessés à Cité Soleil entre le 10 et le 13 mai 2026, un hôpital de Médecins Sans Frontières évacué en urgence, plus de cinq mille déplacés. La chronique fait l’arithmétique de ces chiffres et de ce qu’ils impliquent. |
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Quand le pillage s’arrête, la masse commence
Murs éventrés, toitures arrachées, bâtiments réduits à leur squelette de béton : on croirait un séisme. Sauf qu’un séisme ne trie pas. La chronique lit la destruction méthodique comme une phase distincte, qui commence là où le pillage s’achève. |
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Le second âge de Viv Ansanm
L’offensive policière a repris des positions longtemps tenues par la coalition. Ce texte décrit la transition du courtier au parrain : ce qui change dans la nature d’une organisation criminelle quand elle passe d’un âge à l’autre, et ce que cela impose à qui veut la combattre. |
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Solino, ou la méthode qui manque
Les annonces sur le retour des habitants à Solino se sont multipliées au printemps 2026, jusqu’au niveau de la primature. La chronique ne conteste pas l’intention : elle constate qu’aucune méthode ne la soutient, et dit laquelle manquerait. |
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Kenscoff : la carte annonçait tout
Dans la nuit du 13 au 14 avril 2026, l’attaque de Séguin, dans le Sud-Est, a fait au moins sept morts, incendié le commissariat et détruit deux véhicules de la police. La chronique montre que cette progression était lisible sur une carte bien avant d’être meurtrière. |
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Le piège du béton : pourquoi les guerriers du Sahel risquent de se briser sur les récifs de Port-au-Prince
« Adaptation » revient dans toutes les grammaires d’intervention militaire : mandats, budgets, discours au Conseil de sécurité. Puis les troupes arrivent. La chronique confronte l’expérience sahélienne à la géométrie urbaine de Port-au-Prince, qui ne lui ressemble en rien. |
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Le grenier brûle : mathématiques de la guerre dans le bas Artibonite
Le 1er avril 2026, le premier contingent tchadien de la Gang Suppression Force posait le pied à Port-au-Prince sous les caméras. Au même moment, dans le bas Artibonite, le grenier du pays brûlait. La chronique met les deux images côte à côte et en fait le calcul. |
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Les trois angles morts de la crise sécuritaire en Haïti
Une enquête nationale d’opinion menée début 2025 par le consortium Aksyon Sitwayen Angaje avec ProEco Haïti a mesuré ce que les Haïtiens pensent de leur sécurité. La chronique en tire trois angles morts, trois choses que le débat public s’obstine à ne pas regarder. |
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Haïti : l’algorithme de la mort
Huit cent quarante-trois personnes tuées en décembre 2024, en un seul mois. Un chiffre pareil évoque le chaos, quelque chose d’incompréhensible. La chronique montre qu’il obéit à une régularité, et que cette régularité se décrit. |
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Les guerres qu’on croit gagner
Rio, Kingston, Ciudad Juárez : trois villes qui ont connu leur moment de reconquête, et l’après. La chronique examine ce qui succède à l’euphorie d’une victoire sécuritaire, et pourquoi la séquence se répète d’un continent à l’autre. |
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Quand l’économie s’effondre, la violence explose
L’effondrement économique haïtien et l’explosion de la violence ne sont pas deux crises parallèles : elles sont liées. Reste à établir ce que les chiffres démontrent réellement de ce lien, et ce qu’ils ne permettent pas de conclure. |
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Guerre des gangs, paix des cimetières ? Sauver l’âme de la police pour sauver la République
Une force civile conçue pour la médiation se retrouve engagée dans une guerre urbaine. La chronique plaide pour un encadrement rigoureux de cette militarisation de fait, et pour une doctrine de la force légitime qui protège la République autant que le territoire. |
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Début de victoire sur les gangs, sabotage au sommet de l’État : l’addition salée de 20 milliards de dollars (1995-2024)
Vingt milliards de dollars entre 1995 et 2024. La chronique met ce montant en regard des gains réellement obtenus sur le terrain, et chiffre ce que les divisions au sommet de l’État ont coûté au pays. |
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La violence ne baisse pas, elle se déplace : ce que l’État refuse de voir
De janvier 2023 à décembre 2025, le total national des incidents violents paraît stable. La chronique montre, sur les données ACLED, que cette stabilité est trompeuse : la violence ne baisse pas, elle se déplace, et ce déplacement se lit. |
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Et si la production rizicole de la vallée de l’Artibonite sombrait devant la fureur des gangs ? Scénario d’un effondrement
Le 18 octobre 2025, une vidéo montre ce que les économistes du développement appelleraient pudiquement une perturbation des systèmes de production agricole. La chronique construit le scénario d’un effondrement de la production rizicole de l’Artibonite et en chiffre les conséquences. |
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Quand l’attention devient monnaie d’échange : les gangs haïtiens et la nouvelle économie du contrôle territorial
En février 2024, le G9 et le Gpèp, longtemps rivaux, fusionnent. La chronique décrit le basculement que cette alliance opère dans l’économie politique haïtienne : l’attention publique devient une ressource, et le contrôle territorial une monnaie d’échange. |
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L’équation économique de Viv ansanm : quand les gangs haïtiens appliquent la valeur de Shapley
L’alliance née en 2024 de la jonction entre le G9 et le G-Pèp a mis fin à une guerre d’usure entre gangs pour maximiser des sur-profits criminels et coordonner ses offensives contre l’État. La valeur de Shapley, outil de théorie des jeux conçu pour répartir les gains d’une coalition, permet de lire cette architecture, et d’y repérer ce qui la fragilise. |
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L’hémorragie invisible : 400 à 900 millions de capital humain détruits par les gangs en 2024
Traduire une tragédie humaine en termes économiques fait parfois entendre ce que l’émotion seule ne dit pas. En appliquant au cas haïtien les méthodes d’évaluation du capital humain, la chronique chiffre entre quatre cents et neuf cents millions de dollars ce que la violence armée a détruit en 2024. |
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L’économie criminelle haïtienne : une analyse par la courbe de Laffer
Les recettes fiscales haïtiennes sont tombées à 5,2 % du PIB en 2024, contre 6,3 % un an plus tôt, l’un des ratios les plus faibles au monde. La chronique lit cet effondrement avec la courbe de Laffer et montre que l’État et les groupes armés prélèvent désormais sur la même assiette. |
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L’Anatomie de la Fracture
Un essai en préparation. Une lettre occasionnelle pour en suivre l’avancée et être prévenu de la parution.
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