Méthodologie
Principes, données, modèles, limites
Une étude part toujours d’une décision à éclairer. La question fixe les données et les outils, pas l’inverse.
Les données
Les études reposent sur des sources publiques et identifiées : statistiques de la Banque de la République d’Haïti, de l’Institut haïtien de statistique et d’informatique et du ministère de l’Économie et des Finances, bases de la Banque mondiale, du FMI, de la CEPALC et des autres organisations internationales, rapports sectoriels, enquêtes publiées. La presse n’est citée que lorsqu’elle est la seule trace d’un fait, et elle est signalée comme telle.
Chaque chiffre est daté et sourcé. Quand une donnée manque, l’étude le dit et précise l’hypothèse qui la remplace, avec son effet sur le résultat.
Les modèles
L’outil dépend de la question : comptabilité de la croissance et décomposition des écarts de revenu, modèles vectoriels à correction d’erreur pour les séries monétaires et de prix, analyse des coûts et des seuils de rentabilité, indicateurs avancés de risque, modèles de comportement des acteurs lorsque les incitations comptent autant que les quantités. Les hypothèses de chaque modèle sont écrites en clair, et les résultats sont présentés avec leur sensibilité aux hypothèses principales.
Les scénarios
Un scénario n’est pas une prévision. Il dit ce qui arrive si telle condition se réalise, et quelles variables il faut surveiller pour savoir lequel est en train de se produire. Les études en présentent plusieurs, avec des hypothèses déclarées, plutôt qu’un chiffre unique.
Les limites
Les données économiques haïtiennes sont incomplètes : comptes nationaux révisés après coup, économie informelle mal mesurée, informations sécuritaires partielles. Une étude dit ce qu’elle ne sait pas et dans quelle mesure cela fragilise ses conclusions. Ses résultats valent à la date de ses données, qui figure sur sa fiche avec la date de dernière mise à jour.
Indépendance
- Le client choisit la question ; il ne choisit pas la réponse. Aucun client, partenaire ou contributeur ne peut imposer de conclusion.
- Chaque mandat est précédé d’un examen des conflits d’intérêts. Un mandat qui en présente un est refusé.
- Aucune information confidentielle obtenue dans le cadre de fonctions bancaires, publiques ou institutionnelles n’est utilisée.
- L’auteur exerçant des fonctions dans le secteur bancaire, aucune étude n’est proposée et aucun mandat n’est accepté sur les banques, le crédit ou les services financiers.
- Une étude commandée qui est rendue publique est présentée comme telle, avec le nom de son commanditaire si le contrat le permet.
- Les données remises par un client restent confidentielles et ne servent qu’à son étude.
Ces règles prolongent la note de transparence qui s’applique à la chronique.